THEOLOGIE CATHOLIQUE.16 fiches gratuites à télécharger. l'essentiel de la THEOLOGIE DOGMATIQUE



   H o m é l i e   d u   D i m a n c h e

     Quelques idées pour l'homélie de dimanche...

 

         Cette page s'adresse aux prêtres et diacres, leur offrant quelques liens et points utiles pour préparer leur homélie de dimanche prochain. En plus de notre reflexion et prière personnelle, les idées proposées ici sont tirées de l'homélie en anglais de Monseigneur Robert Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, des liens ci-contre, ainsi que de deux ouvrages excellents:  le "Jésus de Nazareth" de Joseph Ratzinger, et "Le Seigneur" de Romano Guardini.

        Nous vous rappelons aussi les conseils suivants, du pape François, ou de notre fiche pratique:

1. Prêcher la DOCTRINE, le MYSTERE plus que la morale (nota/ cela demande plus de travail...)

2. Partir de la PAROLE  (l'Evangile) et y revenir sans cesse durant l'homélie

3. CALENDRIER de PREPARATION (Cf. Evangelii Gaudium) - prier, étudier, sélectionner, confronter.

   - Mardi et Mercredi: prier sur les textes. Se mettre personnellement à l'écoute du texte avec humilité et émerveillement. Le recevoir personnellement du Christ. Qu'y a-t-il pour moi là-dedans ? pour ma vie?
   - Jeudi : prendre le temps d'étudier intellectuellement le texte (exegèse, commentaires, autres homélies en ligne, etc...). Prêter attention aux mots et verbes qui sont répétés ou mis en relief (grec, hébreu...), reconnaître la structure et le dynamisme propre d’un texte, considérer la place qu’occupent les personnages, etc. Il faut bloquer 2 ou 3 heures le jeudi pour cela. Ce n'est pas accessoire ou optionel...
   - Vendredi : Que vais-je garder, sélectionner de tout cela pour les gens à qui je m'adresse ? Se concentrer sur 3 points:

          + UNE IDEE, (= un point de doctrine), pas 2 ou 3. Une seule.
         + UNE IMAGE pour l'éclairer  (= un exemple pratique, une analogie, une anecdote vécue ou d'actualité)
         + UN POINT D'APPLICATION pour en vivre (= quel conséquence dans la vie spirituelle ou morale des gens, afin que la Parole soit Vivante).
   (nota/ Ce jour-là, on peut confronter ses idées avec une ou deux personnes proches,...)  




      
   Bon courage à tous ! Tous nous savons combien il est difficile de prêcher. Que l’Esprit Saint nous encourage, nous inspire et nous soutienne. Et en grande communion dans le ministère qui nous est confié.

                                                                                                                                             n.

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Word on Fire







 


* Homélie du II° dimanche de Paques (23 avril 2017)

   Les apotres ont peur. Ils sont dans la chambre haute. Ils sont terrorisés par la violence de la mort de Jésus, qu'ils aimaient. Ils sont terrorisés par la puissance romaine qu'ils ont vu se déchainer. Ils ont peur et son enfermés à clé. La peur de la mort nous gardent enfermés sur nous-mêmes, dans notre propre ego. Jésus nous donne une paix qui est au delà de la peur de la mort. "Que la Paix soit avec vous", puis pour vaincre la peur de la mort, il montre ses mains et son coté. C'est sa victoire sur la mort, et sur la notre. C'est ce que nous ferions à sa place. Il se définit par ses blessures, c'est à dire le fait qu'il a donné sa vie pour nous. Voilà sa nouvelle identité:
- son corps, qui témoigne de la Vie qu'il a gagné pour nous
- ses plaies, qui témoignent que rien ne peut nous séparer de son amour.
   Puis il envoie ses disciples: On devient saints dans la mesure exacte où l'on rend les autres saints. C'est en rendant les autres saints que l'on devient saint.



* Homélie de la Solemnité de la Résurrection du Seigneur

   Paques n'est pas seulement la fête du club des chrétiens, mais la vie éternelle offerte à toute l'humanité. LE CHRIST EST VIVANT, Il est RESSUSCITE d'entre les morts, et cela change TOUT pour TOUT LE MONDE.
    La mort n'est pas la fin de tout, le néant. La mort n'est pas le retour dans ce monde, sous une autre conscience.
    Les chrétiens deviennet oi zontes, les vivants. La vie éternelle n'est pas pour les justes à la fin des temps, mais elle a DEJA commencé.
    Marie Madeleine voit le tombeau vide, ne comprend pas, va chercher l'Eglise (Pierre et Jean), et l'Eglise va la ramener au tombeau, et là, elle va rencontrer le Christ ressuscité. Pierre et Jean arrivent au tombeau. Pierre voit le tombeau vide et il "voit", il "connait" avec son intelligence que le Christ n'est plus là, mais Jean lui va plus loin, et il pose un acte de foi (et pas seulement d'intelligence): il voit et il "croit". Il croit que le Christ est ressuscité "comme il l'avait dit". La découverte du tombeau vide est éclairée par le témoignage de l'Ecriture. Comme pour nous. Sans les Ecritures, il n'y a rien à voir (le tombeau est vide...).
    Marie Magdalène, c'est la Passion du premier Amour. Pierre c'est l'amour qui connait l'aimé, et Jean c'est l'amour qui croit, la volonté.
    Ces 11 apotres, qui étaient tous des peureux in-éduqués (ils se sont tous enfuis l'avant veille) vont tous mourrir pour le Christ. Et répandre le témoignage. Personne ne meurt pour un mythe, pour quelque chose dont ils ne seraient pas absolument sûrs.
    Deux choses sont brisées: le péché et la mort. Ni le péché, ni la mort n'ont le dernier mot. Une chose gagne à la fin: l'Amour. L'Amour de Dieu pour nous.
    Comment témoignons-nous de cela à ceux qui ne sont pas encore allé au tombeau ? Qui les emmenera au tombeau sinon nous...?
   


* Homélie du dimanche 26 mars 2017 (Carême IV)

   Nous sommes tous "nés aveugles" en quelque sorte. C'est le péché originel (Augustin : cécité spirituelle). Un peu comme quelqu'un qui est né dans une famille compliquée/disfonctionnelle : tous en souffrent. Tous nous sommes nés dans une famille compliquée... C'est l'humanité, souillée par le péché.
   La semaine passée, Jésus se présentait comme donnant "l'eau vive", cette fois comme étant la "lumière du monde". La symbolique de la lumière et des ténêbres est essentielle dans l'Evangile de Jean. On ne voit pas la lumière, mais tout à travers la lumière. Jésus est la lumière par laquelle on voit le monde tel qu'il est. Jésus est ce qui nous fait comprendre ce que l'on voit. Un chien qui voit un livre, un mot ne comprend pas les lettres ou le sens. Jésus est l'exégête de ce monde, la "figure" de ce monde.
   C.S Lewis : « Je crois en le Christianisme comme je crois que le soleil est levé: non seulement parce que je le vois, mais parce que par lui, je vois tout le reste. »
   La salive de Jésus mélangée au sol peut être le symbole :
- de l'Incarnation (la divinité (salive) mélangée à la pate humaine (terre)...Augustin). Par son Incarnation, Jésus nous guérit.
- des sacrements (qui utilisent forme et matière)
   Jésus commence par nous boucher les yeux davantages. Pour suivre Jésus, il faut le courage de le suivre dans des ténêbres bien plus profondes, jusqu'à la folie de la Croix. Il faut cette confiance, et marcher à l'aveugle derrière Jésus. Il faut le suivre jusqu'au Golgotha (Bp) et c'est ainsi qu'on rentre dans la lumière.
   Une fois les yeux guéris, Jésus demande à l'aveugle de se laver dans la piscine de Siloë, qui signifie "envoyé". Cela est donc un symbole du Baptême.
   Les gens ont ensuite du mal à reconnaitre le miracle.  Ils interrogent l'aveugle quant à savoir si c'est bien lui qui était aveugle, et il répond : "Ego Eimi", "Je suis"! Ce sont les mots par lesquels le Christ se fait reconnaitre comme Dieu. L'aveugle, baptisé, est un "nouveau Christ", qui peut faire sien le "Ego Eimi".
L'aveugle voit ensuite le Christ face à face.
   Grande solitude de celui qui a suivi le Christ : meme ses parents ne le reconnaissent plus. Et dans cette solitude, Jésus le rejoint, pour l'amener à la pleine lumière de la Foi.
  



* Homélie du dimanche 5 mars 2017 (Carême I)

   Ces chapitres de la Genèse nous rappellent notre création, et le fait que Dieu trouva "très bon" de nous créer, de nous modeler à partir de la matière. Dieu exulte de joie dans la matière et l'esprit. En effet, dans la matière (dans nos narines), il souffle son esprit pour nous donner vie. Dieu exulte donc dans le mouvement de l'esprit dans la matière, mouvement qui donne vie. Ce mouvement, c'est le même mouvement que celui de l'Incarnation. Le spirituel dans le charnel fait la spécificité du Christianisme. Plus particulièrement la joie divine à marier ces deux dimensions. Durant le Carême, il convient donc de ne pas nier les 2 dimensions de notre humanité (corps et esprit), car ne considérer que l'une est source de perdition (nous ne sommes ni anges ni bêtes), mais en même temps de bien leur donner leur priorité: la matière est ordonné à l'esprit, et là pour le servir. Les désirs du corps (= la jouissance) et ceux de la volonté (= le pouvoir) doivent s'ordonner au Désir de l'âme (= Dieu). Dans un monde sans Dieu, tout est gouverné par la jouissance physique et la volonté de pouvoir.
   Les tentations au désert, dans l'Evangile, ne disent pas autre chose : la première tentation (transformer les pierres en pains) vise à satisfaire le désir de la chair, du corps (jouissance). La deuxième tentation au contraire nie la matière (elle nie la gravité ! jette toi du haut du temple) et satisfait les désirs de la volonté (= être au pinacle du Temple, lieu de prestige politique, culturel et religieux, c'est être au sommet de tous pouvoirs). La troisième tentation vise à désordonner la matière à l'esprit : la matière doit se soumettre à l'esprit et non l'inverse; tu te prosterneras devant Dieu seul, lui dont vient toute incarnation. Ces trois tentations sont niées et vaincues définitivement à la croix (plus aucune jouissance, plus aucun pouvoir, totale soumission à Dieu).
   Dans le Jardin, Dieu a mis plein d'arbres merveilleux au service de l'homme: la culture, l'art, la science, etc... Il peut jouir de tous, mais celui de la connaissance du Bien et du Mal, non. A Dieu seul revient de définir ce qui est Bien et Mal. "Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal" (Is. 5,20). L'homme mange malgré tout. Alors, deux conséquences :
- il regarde vers soi-même, avec une autoconscience démesurée car coupée de Dieu.
- il se trouve nu, laid, honteux. La chair coupée de l'esprit devient lourde et honteuse...



* Homélie du dimanche 12 fevrier 2017 (T.O. sem.IV)

   Sel et lumière sont d'une très grande humilité et discrétion. Ils sont si présents dans notre quotidien qu'on n'y pense même pas. On ne les remarque que quand ils manquent. Ils sont 2 ingrédients essentiels à la qualité de la vie, mais dont personne ne se préoccupe. On ne les remarque que lorsqu'ils sont absents. Si tous les chrétiens disparaissaient de la Terre, quelqu'un dirait : où sont les chrétiens ?
   Attention cependant à ne pas être trop enfouis ! nous sommes dans le monde, mais pas du monde. Notre intégration ne peut être confusion. La lumière doit être placé en hauteur, visible, assurant clarté et sécurité.
   La seule lumière, c'est le Christ. Autrement dit, le premier monde à éclairer de la lumière du Christ, c'est notre coeur. Alors viennent les persécutions. Toute vie perd sa saveur si elle n'a pas l'étendard de la croix comme axe central. Celui qui a fait sienne la lumière de la Croix peut être le sel de la terre. Le sel, c'est la sagesse de la Croix. Dans les persécutions, le sel peut s'affadir. On peut se compromettre et choisir de prolonger sa vie ici bas plutot que de tout miser sur le Royaume à venir.



* Homélie du dimanche 29 janvier 2017 (T.O. sem.IV)

   Nous voulons être heureux, et nous ne savons plus comment nous y prendre. Les Béatitudes nous balisent le chemin du bonheur, en nous pointant le coeur de Jésus. Comme le disait JP II à Tor Vergata (JMJ):

   En réalité, c’est Jésus que vous cherchez quand vous rêvez de bonheur; c’est lui qui vous attend quand rien de ce que vous trouvez ne vous satisfait; c’est lui, la beauté qui vous attire tellement; c’est lui qui vous provoque par la soif de radicalité qui vous empêche de vous habituer aux compromis; c’est lui qui vous pousse à faire tomber les masques qui faussent la vie; c’est lui qui lit dans vos cœurs les décisions les plus profondes que d’autres voudraient étouffer. C’est Jésus qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, la volonté de suivre un idéal, le refus de vous laisser envahir par la médiocrité, le courage de vous engager avec humilité et persévérance pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle.

   "Bienheureux les Pauvres de Coeur" : il est important de cultiver la pauvreté de coeur. "Les humbles du pays" (anawim) dit la première lecture, celui qui ploie, se courbe, celui qui s'incline devant la Grandeur de Dieu. C'est celui qui reconnait que Dieu est Dieu, qu'il est le plus grand. C'est la disposition de coeur de celui qui renonce à la démesure, l'ubris grec. Nous sommes hommes, créatures, et non d'égal à égal face à Dieu. Ils héritent alors logiquement de la terre, du Royaume, dit la béatitudes, car ils se sont comportés en fils, et donc en héritiers. Dans le monde, les puissants (qui possèdent la terre) la transmettent à leur héritiers.
   Angèle de Foligno disait qu'il n'y a personne qui ne fut aussi pauvre que Jésus parce que tout l'être du Fils est un mouvement orienté vers le Père, un mouvement d'action de grace, d'émerveillement devant la splendeur du Père, et qui s'efface tout entier devant cette splendeur.
   C'est pourquoi les pauvres de coeur sont aussi des doux. Celui qui est pauvre devant Dieu est doux envers ses frères. La douceur, c'est la patience envers les frères, la douceur devant les frères.
   Ces 2 premières béatitudes, Jésus les utilisent pour Lui-même: "Je suis doux et humble de coeur". Puis il vit toutes les autres.
   Le seul moyen d'être heureux, c'est d'être d'autres Christ. C'est d'avoir le coeur de Jésus. Ainsi, par exemple, celui qui pleure, c'est celui qui pleure comme Jésus a pleuré, sur le péché du monde... etc.




* Homélie du dimanche 22 janvier 2017 (T.O. sem.III)

   "Pays de Zabulon, pays de Nephtali, le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière...Sur ceux qui habitait dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée". Le Seigneur leur dit "Le Royaume des Cieux est tout proche".
   Quel est notre Zabulon, notre Nephtali ? Quels sont nos ténèbres ? Où le Seigneur doit-il faire briller sa lumière ? Telle ou telle addiction, rancoeur, blessure, honte, echec passé, etc... Telle ou telle pièce sombre du chateau de notre ame, fermée à clef, où la lumière du Seigneur ne peut pas briller parce que nous ne le voulons pas. C'est important, car notre vulnérabilité, notre honte est précisement l'endroit de notre sanctification.
  "Certains d'entre nous ont peur du noir, mais si l'on y pense, on réalise que ce qui nous fait vraiment peur, c'est la lumière"





* Homélie du dimanche 14 janvier 2017 (T.O. sem.II)

   "Voici l'Agneau de Dieu" : voilà pourquoi
Jean Baptiste est incomparable parmi les prophètes, il a vu/reconnu l'Agneau de Dieu et le désigne.
   Cela nous ramène à notre propre mission de prophètes : être chrétien, c'est voir et désigner ce que personne d'autre ne voit (le Royaume de Dieu, la Présence active de Dieu dans notre monde). C'est typiquement la vertu d'Espérance, capable de voir le Royaume grandir, alors que le monde semble aller à sa perte. Le pessimisme, le défaitisme sont des anti-prophétisme. Ils sont contraire à notre foi.
   En même temps, par 2 fois, JB dit de Jésus : "Je ne le connaissais pas". Quel paradoxe ! Jean Baptiste le plus grand des prophètes est celui qui prend le mieux la mesure du Mystère divin, et peut dire "je ne le connaissais pas". Plus on connait Dieu, et plus on réalise combien on ne le connait pas. Comme disait St Augustin : Si comprehendis, non est Deus (Si tu comprends, ce n'est pas Dieu).

   Jean Baptiste se présente comme "la voix", celui qui répand la Parole, le Verbe. A force de dire la Parole et de la lire, JB est arrivé à un énoncé final: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et il conclut: "Moi, j'ai vu et je rends témoignage".



* Homélie du dimanche 18 décembre 2016 (Avent IV)

   Toutes choses sont récapitulées dans le Christ.
   Acaz est paradoxal: il doute de Dieu, et refuse de demander un signe. Il est  hypocrite, et plein de duplicité. Alors "Dieu lui-même donne un signe" ! On peut laisser Dieu tomber, mais Dieu ne nous laisse pas tomber. Dieu a promis que le trone ne s'éloignerait pas de la maison de David. Acas l'ignore, et essaye de trouver une solution ailleurs (ex: immolant son fils aux idôles païennes).
   700 ans plus tard, Matthieu nous rappelle la promesse faite à Acaz, dans le songe de Joseph. Joseph est lui aussi de lignée royale.
Dieu vient visiter Joseph au coeur de la nuit. Joseph dort ! Cela montre aussi sa foi, son abandon, son obéissance.
"Ne crains pas" : Joseph est aussi dans la crainte,c'est à dire la fascination,  la contemplation de la grandeur divine, de son action.
C'est l'humilité et l'obéissance qui rend Dieu puissant dans nos vies, et nous permet de recevoir le Seigneur tel qu'il se donne.

Plus sur Joseph ici (bas de page):
http://www.dogmatique.net/Divers.htm
 




* Homélie du dimanche 27 novembre 2016 (Avent I)

   Comment vivre l'Avent ?
   Le temps de l'avent a beaucoup en commun avec le temps du carême. Temps de purification qui rejoint bien également notre époque actuelle, et toutes ces incertitudes quant à l'avenir. Comment garder l'Espérance ?
Le premier devoir de l'avent est d'être "attentif", comme Noé. Attentif au signe des temps, vivre pleinement le présent, afin de ne pas être surpris quand le Seigneur reviendra. "L'un est pris, l'autre est laissé" : voici ce qui nous fait peur. Le retour du Christ brisera cette solidarité entre nous, solidarité-amalgame qui est habituel, mais pas spirituel. Sommes-nous reconnaissables (comme chrétien) dans ce monde actuel. Il est temps de se séparer des faux semblants, politiquement corrects pour ce monde actuel. Il faut devenir des veilleurs. Or nous sommes souvent complices de nos aveuglements. Tant que ça flotte, nous disons-nous pour nous rassurer, et sans penser à l'abyme qui nous porte... encore un peu.
    L'enjeu de notre vie spirituel n'est pas de redouter la fin des temps, mais d'être attentif au présent, d'accueillir l'incarnation constante de Dieu, la lumière qu'il porte sur ce monde aujourd'hui. Depuis l'Incarnation, chaque instant du temps est poreux à l'éternité. Le problème est que nous n'avons pas le temps pour lui. L'Avent est toujours le temps le plus surchargé de l'année ! (courses, préparatifs, etc...). Comme à Bethléem, nous n'avons pas de place pour lui (dans nos coeurs, dans nos emplois du temps, etc...). L'Amour a décidé de nous surprendre.
    Le coeur de l'avent est donc la veille, l'intimité avec Dieu: plus de ces temps nous rende présents au présent, et à sa Présence.





* Homélie du dimanche 20 novembre 2016 (Christ Roi)

   Dans l'Evangile, tous les groupes humains interrogent le Christ sur son pouvoir, sur sa Royauté, mais à partir de leur propre point de vue, et au profit de leurs prores intérêts :
1. les religieux "es tu le Messie, l'Elu ?"
2. les soldats, dans un rapport de force : "si tu es roi...?"
3. les malfaiteurs : "...sauve-nous !"
   Chacun interroge la royauté comme une manifestation de puissance que nous voulons mettre à notre service, d'une façon ou d'une autre... Nous voyons le pouvoir comme toujours une manière de nous sauver nous-mêmes. Jamais au profit du bien de l'autre.
   Dans le Christ nous comprenons que la séparation du "pouvoir" et de "l'amour" est une conséquence du péché. Le pouvoir n'est plus mis au service de l'amour.
Par trois fois, il est dit au Christ crucifié : "Sauve-toi !" Il finit par ces mots de Jésus : "Aujourd'hui tu seras avec moi au Paradis". Par ces mots porteurs de toute l'Espérance du monde se clot l'année liturgique. Promesse du Salut pour ceux qui ont compris que le pouvoir ne peut être qu'au service de l'amour. Le bon larron l'a compris : le Royaume est dans cet "aujourd'hui" du Christ, il est dans le fait d'être crucifié auprès du Christ, par amour pour ce monde. Jésus ne s'adresse qu'à celui qui reconnait sa Royauté.



* Homélie du dimanche 13 novembre 2016 (C - 33)

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Les lectures de fin d'année sont toujours apocalyptiques et nous font peur. Il faut bien les interprêter, car sinon nous sommes paralysés par la peur (comme certains animaux), puis nous sommes dans la démission, la dépression, les prophéties catastrophistes (Cf. Allen, Minuit à Paris, Night in Paris).
Or, nous seuls chrétiens avons la clé de l'Histoire, nous seuls savons que le Christ "gagne à la fin", qu'il a déjà gagné.
Ce n'est pas la destruction que nous attendons mais la royauté de Dieu manifestée à tous. La victoire est déjà certaine, alors témoignons de cette Espérance à ce monde. Comment en témoigner alors ?
Saint Paul nous ramène à notre humble travail quotidien. Nous avons besoin de notre travail, mais nos frères ont besoin de notre travail également, des fruits de notre travail. Par notre travail, nous participons à l'oeuvre rédemptrice du Christ. C'est notre responsabilité. Sans le Christ, la peur de l'avenir est inévitable. Ce qui nous affranchi de la peur, c'est notre foi dans les promesses du Christ. En vivant humblement notre vie de chrétien dans toute son humilité et sa banalité, nous donnons courage à nos frères chrétiens. Pensons à Noé, travaillant à son arche humblement alors que le déluge arrivait. Ne nous laissons pas égaré. Attention à "l'apostasie silencieuse".
Le métier de Paul (faire des tentes) n'était pas un travail facile. Freud avait l'habitude de dire que pour être heureux, il fallait "aimer et travailler" (Lieben und Arbeiten). Le but du travail n'est pas d'abord de gagner de l'argent, mais de nous rendre meilleur. Adam travaillait déjà avant le péché originel. L'oisiveté est la mère de tous les vices. L'oeuvre accomplie, c'est d'abord en nous qu'elle s'accomplit. C'est nous qui sommes sanctifiés par notre travail. Le travail est le plan de Dieu pour nous amener à la vie en plénitude et à la joie, mais aussi pour témoigner, comme Noé, qu'il y a une espérance après le déluge. Tout travail est une participation à l'oeuvre providentielle de Dieu. Remplissons alors notre travail de Sa Présence. Comment? en priant en travaillant. Ora et Labora : puisque nous sommes censés "prier sans cesse", nous devons prier durant notre travail. Nous pouvons réalistiquement nous arrêter durant la journée une minute et offrir notre journée de travail, ou notre demi-journée, ou chaque heure pour une intention. Nos journées de travail prennent alors un sens, nous transforment de l'intérieur et portent un fruit pour ce monde, pas seulement matériel mais spirituel.


* Homélie du dimanche 6 novembre 2016 (C - 32)

- Le thème commun aux textes est celui de la Résurrection, et plus particulièrement la Résurrection de la chair : "C'est du Ciel que je tiens ces membres... et j'espère les retrouver" dit l'un des martyrs Maccabées dans la première lecture, et dans l'Evangile, il est dit que nous ne prendrons ni femmes ni maris au Ciel étant semblables aux anges (pas des anges, mais semblable).
C'est un bon exemple de dimanche durant lesquels nous devons prêcher la doctrine de l'Eglise sur la Résurrection (de la chair). Les croyants savent si peu et s'interrogent si peu sur la Résurrection : qu'est-ce que l'éternité ? un temps sans fin ? quel corps ? que signifie "glorifié" ? etc... (Cf fiche sur l'eschatologie T16, ou le livre associé)
Quelques points :
- nos corps ressuscitent à la fin des temps, pas seulement nos ames.
- ce ne sont pas des corps matériels/corporels comme ceux que nous connaissons aujourd'hui (60% H2O, etc..). Ainsi, les questions du type "quel age ? quel poids ? etc..." n'ont aucun sens. Cf. 1 Co. 15.
- Il ne faut pas imaginer la vie après la mort comme un prolongement de la vie ici, c'est ce que répond Jésus aux Saduccéens (plus de mariages, car la mort est vaincue, pas besoin de transmettre la vie par la reproduction). La vie ressuscitée est incarnée mais pas soumise à la mort.
- le corps est principe d'individualisation: nous serons tous très identifiés au Ciel (Cf les saints, si différents). Donc la communion entre (ex-)époux existera plus que jamais, mais d'une autre nature, spiritualisée, plus grande que la mariage terrestre (et également non sexuelle/reproductive). Tous nos amours humains seront transfigurés, portés en Dieu, infiniment plus intenses que ce que nous connaissons ici bas.




* Homélie du dimanche 30 octobre 2016 (C - 31)

Voir Jésus. Il est surprenant de voir combien de paraboles ou d'histoire dans l'Evangile encouragent à être sage ou malin pour atteindre le Christ ou son Royaume (l'intendant malhonnête, la femme hémorroïsse, le paralytique par le toit, etc...). Ici l'exemple Zachée grimpant sur son sycomore.
L'histoire nous dit que pour voir le Christ, il faut 2 étapes :
- D'abord, il y a ce qui nous empêche de le voir (la foule ici, soit la vie en général, mais également notre propre péché : si Zachée avait été aimé et aimable, la foule lui aurrait fait place. Il est petit de taille, sans doute humilié à cause de cela, d'où le fait qu'il soit collecteur d'impot pour les romains, comme pour se venger et trouver sinon le respect du moins la crainte du peuple et sa fierté.)
- Puis, il y a ce qui nous aide à voir le Christ : le sycomore ici. Grimper au sycomore, c'est d'abord s'humilier, reconnaitre sa petitesse, perdre sa réputation, le respect des autres. Tout le monde a du rire de le voir grimper sur cet arbre. Il accepte d'être humilié. C'est aussi être  malin, rusé (comme ceux qui portent le paralytique par le toit).
Jésus s'arrête puis l'appelle par son nom, et fait sa demeure chez lui.
Donc 2 temps : la purification du coeur, l'humilité ("Heureux les coeurs purs, ils verront Dieu), puis une démarche plus positive de prière, d'ascèse, de conversion, etc...

De son coté, Dieu est lui-aussi constamment en recherche de l'homme comme le dit la première lecture, magnifique. Le monde n'est rien devant Dieu, il n'en a pas besoin, mais par amour, Il est tout entier tourné vers le monde. Dieu ne nous aime pas pour notre valeur, mais son amour est notre valeur. Dieu ne nous aime pas parce que nous sommes bons, mais nous sommes bons parce que Dieu nous aime. L'amour de Dieu vient d'abord. Il nous a aimé en premier, et n'a pas cessé depuis.La preuve que nous sommes aimés, c'est que nous existons toujours. Si son amour cessait, immédiatement notre existence cesserait également. "Si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l'aurais pas créé... Maitre qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous." Chaque âme est infiniment précieuse à Dieu. Il sait qu'en les aimant en premier, Il les ramène à lui. Comme Jésus le fait pour Zachée. Jésus s'arrête puis appelle Zachée par son nom, . Ce nom signifie "Dieu se souvient". Dieu n'avait pas perdu de vue Zachée. En l'aimant en premier, Jésus le ramène au Père.



* Homélie du dimanche 23 octobre 2016  (C - 30)


La parabole du publicain et du pharisien nous montre que nous cherchons toujours à ajouter une coudée à notre taille, même dans les moments les plus spirituels de nos vies. Saint Paul dénonce souvent l'usage que l'on peut faire de la Loi  divine pour accuser les autres d'une façon ou d'une autre, ou se mettre en avant.
Le Pharisien "se tient debout" devant Dieu. Il se met en présence de Dieu sans aucune "crainte" de Dieu, comme s'il était propriétaire du lieu. Puis il prie "en lui-même". Il se regarde vivre, au lieu de contempler la bonté du Seigneur. Il se contemple priant. Il n'est pas sous le regard de Dieu, mais sous son propre regard, et celui des autres à qui il se compare. Son oraison est devenu comparaison, puis comparution des autres devant le Tribunal divin. Sa prière est devenu la pire des activités. Corruptio optimi pessima ("La corruption de ce qu'il y a de meilleur est le pire").
Il est replié vers lui-même : "je te rends grace parce que je ne suis pas". Il est devenu un non-homme (car l'homme "est" en tant qu'il "est en relation", ouvert aux autres). Le pharisien ne demande rien à Dieu, il constate qu'avec ses propres forces, il a fait du bon travail. Il n'a pas besoin de Dieu... Dieu n'est que l' "assistant" des bonnes oeuvres qu'il a faites par lui-même.
Le publicain, collecteur d'impot, se tient à l'écart, et reconnait son péché. Se "tenir bien devant Dieu", c'est se tenir loin, éloigné, pécheur, contrit... il ne s'agit pas de se mépriser. "Ne vous méprisez jamais" disait Thérèse d'Avila à ses soeurs. Ce n'est pas de l'auto-mépris, mais une dépendance totale à Dieu, de la part de quelqu'un qui sait qu'il ne peut compter sur lui-même. Alors le publicain rentre chez lui justifié.
Combien de fois nous-mêmes utilisons-nous la loi divine non pour aider les autres mais pour juger ? pour attaquer quelqu'un d'autre ? Comme le publicain, quelle fut la dernière fois que nous nous sommes présentés devant Dieu tout tremblant devant notre misère...? N'avons-nous pas poussé un peu trop loin notre familiarité devant Dieu...? Une bonne expérience ici pourrait être de se tenir tremblant devant Dieu en répétant inlassablement la prière du coeur "Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, Aie pitié de moi pécheur".




* Homélie du dimanche 16 octobre 2016 (C - 29)


Pourquoi Dieu ne répond-t-il pas toujours ou immédiatement à nos prières ? Voilà la question initiale que semble poser l'Evangile. Mais en fait, la parabole qui suit ne parle pas avant tout des prières légitimes et in-exaucées, mais d'autre chose.
Le juge de la parabole n'a pas de relations, ni avec Dieu ni avec les hommes, refermé sur lui-même. Il vit l'exact inverse du premier commandement, et le proclame crânement, il le répète une seconde fois. Il est "in-humain".
Une veuve vient réclamer justice. Veuve, elle n'a aucun statut juridique, ni protecteur. Elle n'est rien aux yeux du monde.
Donc face à face, un juge sans justice, ni vérité, et une veuve qui persiste à réclamer de la justice là où cette justice ne saurait être  : dans le coeur de ce juge inique.
Or à un moment, l'impossible se produit: le juge dépourvu de justice rend justice! C'est tellement étourdissant que la parabole s'arrête là.
C'est l'histoire de la Foi donc, que Jésus raconte. Une personne isolée qui tient dur comme fer dans la foi, envers et contre tout, et persiste à attendre ce que personne n'attend plus, et à vouloir voir ce que personne ne voit.
Dans cette parabole, il est donc question de prier pour la venue du messie, sa venue dans la Gloire, sa justice finale. "Dieu ne ferait-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit, même s'il les fait attendre". Mais "trouvera-t-il la foi sur la terre ?". Y aura-t-il encore quelqu'un qui l'attend ra ? Nous sommes tous dans ce combat de la foi.
La première lecture décrit ce combat.
Amalek représente le mal absolu présent dans le monde, et Israël, le peuple élu, est en guerre permanente pour le Bien. Le Combat Spirituel est permanent. Il est partout. Qui est Amalek ? tout obstacle au plan de Dieu dans nos vies, dans nos œuvres, dans notre histoire ou l'Histoire de notre pays. Quand on fait l'œuvre de Dieu, il faut toujours s'attendre à une bataille. S'il n'y a pas de persécutions, ce n'est pas bon signe...
Que représente Moïse ? il supervise la bataille du haut de la montagne. Cela renvoie à l' epi-scopos (littéralement le super-viseur). L'évêque et plus encore le pape envoie ses troupes en bataille en ordre rangé (évangélisation, famille, écologie, pauvres,...). Ceux qui tiennent les bras de Moise seraient alors les priants, qui tiennent les bras de Moïse levés en prière. Tous ceux qui prient pour la venue du Règne, et pour les intentions de l'Eglise (consacrés, personnes  âgées, etc...). Tous ceux aussi qui aident l'Eglise dans son combat (bienfaiteurs, etc...).
Que tous et chacun trouve sa place dans cette bataille contre le mal, et combatte de toute ses forces.




* Points pour l'homélie du dimanche 9 octobre 2016  ( C-28 ):

On utilise le mot "Evangile" de multiples manières. Par exemple, "Je veux vivre l'Evangile", signifiant par là "vivre une vie juste et bonne". En 2 Tim de ce dimanche, Paul décrit ce qu'il entend par "Evangile": "Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, un descendant de David...".
Ainsi "Evangile" n'est pas d'abord quelque chose à vivre sur le plan moral (ex: la doctrine sociale, le refus de la contraception, etc...). Ce n'est pas non plus une déclaration de spiritualité, ou autre. C'est une déclaration concernant un juif - Jésus Christ. Plus exactement, c'est une bonne nouvelle à propos de cet homme, Jésus. Quelle est la bonne nouvelle: qu'il est ressuscité. Tout remonte à cette déclaration que ce juif du premier siècle - Jésus - est ressuscité des morts. Tout ce que nous pouvons comprendre ou faire (moralement) vient de la compréhension de ce fait et de ses conséquences.
La première conséquence de cette bonne nouvelle est que le pouvoir de Dieu est plus grand que tout pouvoir de ce monde ici bas. (Pensez à la finale de Rm 8, sur le pouvoir de la mort). L'amour de Dieu est plus puissant que tout ce qui est sur Terre. De ce pouvoir de Dieu sur la mort et le péché vient la possibilité même de morale ou de la justice sociale, de là vient le témoignage des martyrs, etc... Tout cela vient de cette certitude que le pouvoir de Dieu est plus fort que tout.
La seconde implication de la Bonne nouvelle de cette résurrection est dans la description de Paul "un descendant de David". Cela souligne la royauté de Jésus.  Jésus est donc de descendance royale. Il est notre Roi, et règne sur notre vie, car son Père lui a donné l'autorité en le ressuscitant.
Paul continue sur ces souffrances pour l'Evangile. Les Romains pressentent bien que cette royauté nouvelle était menaçante pour eux. Ainsi, ils jettent Paul en prison. Cela donne actualité à cet Evangile. Notre allégeance à ce Roi - Jésus -  nous met en porte à faux avec notre monde moderne. Dire que Jésus est Roi signifie qu'il est Seigneur sur tous les aspects de nos vies, pas seulement le dimanche matin!
Enfin, continue Paul en disant que si nous perséverons, nous regnerons avec Lui. Ceux qui acceptent sa Seigneurie participent à sa royauté. Nous ne sommes pas ses esclaves. Avec Lui, nous transformons ce monde. Cette coopération implique toujours des souffrances, finit Paul.
Bref, en 20 lignes, l'Evangile et ses conséquences sont décrites.

Sur l'Evangile de Luc, juste un mot:

10 est le quorum de prière dans la Tradition Juive. Ces 10 représentent donc une  Commmunauté de croyants, de priants.
La lêpre est associée au péché et doit être purifiée au Temple (Lv 13 et 14), afin que les lépreux soient réintégrés dans la société (mis à l'écart, ils devaient crier "impur, impur"). Ils s'approchent de Jésus en hommes de foi, l'appelent "Maitre" (comme des disciples) et ne demandent rien, seulement être regardés par Jésus. Celui-ci leur montre la direction du Temple de Jérusalem (pour être réintégrés). Ils partent, toujours malades, et en chemin (le chemin de la foi), ils sont guéris. Seul un - celui qui était exclut non seulement à cause de sa lêpre mais aussi schismatique car samaritain - revient dans l'action de grâce, qui confirme sa Foi.
Il faut se rappeler qu'ici, Jésus également est en marche vers Jérusalem (pour y être crucifié). S'il indique à tous la direction du Temple, à celui qui le reconnait comme Messie dans l'action de grâce, il marchera avec lui vers le Père .





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